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PARIS PEKIN MARCELINO AU KIRGHIZISTAN Sommets avant Chine 08

Les beautés de Kirghizie pour soigner les douleurs.

du 2 au 12 juin 2008

Marcelino est resté silencieux pour soigner ses malheurs. C’est de Chine qu’il donne de ses nouvelles en évoquant un Kirghizistan (du 2 au 12 juin) merveilleux car chaleureux et montueux.

La caravane des cyclos, accompagnants et véhicules du Paris-Pékin n’est pas passée inaperçue dans la traversée du Kirghizistan (capitale Bichkek), pays de 198000 km2 enclavé dans le continent, avec 5 M d’habitants.

Les populations accueillaient les cyclos mais la police … veillait à tous les carrefours. Même dans le désert.



02) Marcelino l’avoue : « Les ânes ne manquaient pas ! ». Sa vie de nomade n’est pas toujours facile : « Tout va bien pour moi. Jamais de problèmes, à part tendinite, tourista, lumbago, crise de goutte et j’en oublie … »

Du genre pisse chaude ?

03) L’expédition n’oublie pas de rencontrer des écoles pour des échanges solidaires entre les pays.

Ces écoles visitées accueillent au mieux les « ambassadeurs » cyclos apportant du matériel scolaire.



04) Des échanges très chaleureux puis pose photographique.

Marcelino est bien présent, comme ambassadeur, en bas à droite.

05) De bons écoliers qui savent se rendre utiles : nettoyage des vélos qui en ont bien besoin, après la boue puis la poussière.



06) La mécanique souffre aussi beaucoup après 8000 km d’efforts.

Là il faut faire appel au mécanicien de l’organisation pour changer le pédalier de Marcelino.

07) Un Marcelino qui n’est pas fait pour le désert. Un peu de verdure et son moral revient.

Ainsi que l’envie de continuer l’aventure qui à ce moment là connaît des tensions extrêmes : « Va-t-on pouvoir atteindre le but ? » se demandent les anxieux, à la moindre contrariété.


      Oasis dans le désert


08) L’arrivée dans une oasis met du baume au cœur. Et protège les corps car la chaleur annoncée est au rendez-vous.

Et le mirage c’est quand on pense pouvoir se mettre à l’ombre quand on ne dénombre qu’un arbre dans un rayon de 30 km.

09) L’oasis fait du bien et Marcelino tente de retrouver ses esprits. Il traverse un champ de blé et décrit : « plein de cultures : blé, maïs, melons, tomates et pommes de terre. »

Pas loin du délire, il souffre.



10) Les fins d’étape sont toujours de bons moments, même si les logements sont très divers et de plus en plus précaires.

Ici tout serait parfait, dans un camp de jeunesse, sauf que l’eau fait défaut.

11) Le lendemain la route, mais aussi le désert, reprend ses droits.



12) Le paysage redevient lugubre : rien que des poteaux électriques.

Sans vie apparente.

13) Marcelino n’a plus la force de lever les yeux, ni vers la Chine toujours plus à l’est, ni vers le ciel toujours plus accablant.

Mais la sécheresse, à ses pieds, l’épouvante. D’où le lumbago et la turista …



14) Les autres maux qui l’accablent, vous devinez pourquoi … La longue route malgré les compagnons de l’expédition engendre l’ennui.

Coup de blues: Concrètement, notre compagnie, notre joie de vivre, notre intelligence … lui manquent.

15) Mais il n’est pas homme à se laisser totalement abattre.

Quitte à s’asseoir par terre, il passe à table.



16) Et puis il y a Tania, folle de lui. Déjà trois enfants, un quatrième l’an prochain…

17) Marcelino était prêt à quitter l’expédition pour rester avec Tania.

Mais quand il a vu les dents en or de belle maman, il a eu peur.



18) Alors adieu la ex-future belle famille. Pourtant si accueillante.

      La ville qui change les idées

19) A Turkestan, cette construction timouride du XVe, le mausolée Khoja Ahmed Yasavi témoigne de l’islamisation du pays et figure au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.



20) Deux étapes avant la capitale Bichkek, la ville de Shimkent accueille le peloton de Paris-Pékin.

Le contraste est toujours énorme entre les villes et les campagnes.

21) Sur les bâtiments, à droite, le 2030 rappelle la promesse du président Kourmanbek Bakiev : « A cette date notre pays, encore pauvre, connaîtra la prospérité. »

Pour l’heure la principale activité économique reste l’agriculture, ce qui n’est pas si mal.



22) En attendant des jours meilleurs et le retour de l'eau chaude, l’hôtel qui reçoit les cyclos est passé … de 5 à 4 étoiles.

      Les sommets qui changent tout.

23) L’une des angoisses du peloton c’était la perspective d’affronter la haute montagne et ses pistes caillouteuses après des semaines de plaines steppiques.

Départ de Taldi Bulak, à déjà 2000m d’altitude et un bivouac à la fraîche.



24) La montagne de l’Altaï est là qui se dresse avec, pour les cyclos deux cols à plus de 3000 m.

Dont l’Otmok Ashau qui culmine à 3325 m.

25) Henri Alméras fait partie des expérimentés. Mais comme la plupart des autres, il va atteindre son sommet de cyclotouriste.



26) Inutile de préciser que la vue est époustouflante.

Et la montée, finalement, moins éprouvante que redoutée.

27) Ouf, Marcelino est au sommet. Finis ses ennuis.

Le maillot des Audax Tournai lui vient à point pour supporter la fraîcheur.



28) L’instant est solennel. Henri Dusseau, Président honoris causa du Club des Cent Cols a suggéré la photo des sociétaires du Club des Cent Cols dans cette concentration exceptionnelle.

29) Les villages de montagnes donnent l’occasion de découvrir les yourtes, ces logements de nomade qui permettent d’accompagner les troupeaux.

Très souvent des chevaux.



30) Disposées ici comme dans un village vacances ( !), les yourtes d’un village au bord de la route.

Plus loin le peloton aura l’occasion de bivouaquer dans des yourtes de ce type.

31) Parmi les produits fermiers proposés à la clientèle de passage, des légumes frais, du fromage et du lait de jument.



32) Si la montée fut longue et joyeuse, la descente fut interminable et en lacets.

33) Marcelino, désormais atteint de l’ivresse des cimes, donne son avis : « De toutes celles que j’ai montées, les Kirghizes sont les plus belles ! »

Et l’écho répondit : « Monte Taniaaa … »



34) Retour dans la vallée avec les embarras de circulation qui donnent du charme et de l’odeur à la pédalée.

35) Initiation à la cuisine kirghize.

Cela change du restaurant de l’hôtel, de la tambouille de l’organisation et des rations alimentaires rachetées au Paris-Dakar annulé.



36) Faute de mieux, mais parfois tout aussi bien, l’organisation installe son propre bivouac en sortant le matériel ad hoc des camions.

37) Parmi la trentaine de tentes pour quatre, celle de Marcelino … et ses compagnons d’infortune, obligés de battre pavillon belge.




En attendant un autre monde.

Pour voir l'entrée en Chine:
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