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UN MAILLOT SPECIAL PARIS-BREST

Rouler avec son programme sur le dos

18-22 août 2003

Dans le peloton ou sur le bord de la route on spécule sur la variété des origines du courageux pédaleur de Paris-Brest-Paris. Le maillot est donc signe de reconnaissance sauf pour le maillot « officiel » qui couvre d’anonymat.

En 2003, sur les 4000 pédaleurs lancés dans la grande aventure on repérait, outre les nombreux maillots de clubs français, une moitié de participants venus de 23 nationalités en provenance des cinq continents. Le maillot, s’il est distinctif, est donc le meilleur moyen de faire connaissance. Sur la route il y avait de quoi réviser sa géographie dans la variété du « Jersey » (maillot).

L’organisateur avait eu la bonne fortune de vendre des milliers de maillots « officiels », avec l’inconvénient qu’il plongeait leurs porteurs dans l’anonymat. Mieux valait être fier de ses couleurs et s’entendre interpeller : « Alors tu es de Tournai ? » pour entamer la conversation. Et, bonne idée, les Fédérations étrangères avaient souvent proposé un maillot national « Spécial Paris-Brest-Paris ».



01) Avant le départ, la banderole met tout le monde et tous les vélos sur un pied d’égalité. Le XVe Paris Brest Paris c’est 1230 km à parcourir en moins de 90h sur un parcours presque identique à aller et retour. On aura donc tout le temps de se côtoyer. Et donc de faire connaissance et même de se lier d’amitié.

02) Nous attribuons le titre de « Maillot PBP le plus beau »… au groupe de cyclos Allemands. Avec des couleurs vives qui évoquent l’Enfer et le « Diable » allemand qu’on aperçoit dans les Etapes du Tour. La silhouette rappelle les origines de l’épreuve (1891), avec Charles Terront premier vainqueur en 71h27.



03) La Fédération Belge de Cyclotourisme avait prévu un traditionnel maillot bleu nattier marqué des trois couleurs nationales. Avec une inscription en « English » pour éviter le problème du bilinguisme.

04) Les Audax Tournai avaient conservé leurs couleurs de club… aussi connues que celles de la Belgique. Leur maillot bleu azur porte, outre les couleurs nationales, le dessin de la Cathédrale aux Cinq Clochers (inscrite au patrimoine de l’Humanité) et du Col de la Croix Jubaru (inscrit dans le livre des Cent Cols) ! C’est le maillot de Daniel Cauchie, Randonneur Number One de Belgique.



05) De manière à mettre tout le monde d’accord, une équipe défendait les couleurs de l’Esperanto, cette « langue » qui pourrait devenir universelle. Ce qui paraît déjà dans le duo présent puisque Ivo Miessen, un Hollandais, est ici aux côtés du Français Guy Conche.

06) Le plus insolite, mais pas forcément le plus beau (!), est évidemment celui des Japonais qui viennent d’intégrer le groupe des Randonneurs Mondiaux. Une fameuse aventure pour la vingtaine de représentants du pays du Soleil Levant. Songez à celui qui pour régler la note du self-service invitait la caissière à piocher dans son porte-monnaie…! Nos Euros… c’est du Chinois pour lui ?



07) Plus réussi était le maillot des Australiens dont la réputation de grands randonneurs n’est plus à faire, depuis qu’un des leurs, Sir Hubert Opperman a remporté la course PBP en 1941, dans le temps de 49h23. Le maillot l’indique, l’Australie c’est le pays des kangourous.

08) Les Américains étaient en très grand nombre, et l’Amérique est très grande. On reconnaissait plusieurs types de maillots. A commencer par celui de la RUSA, un organisme qui avait une grande équipe en charge, aux couleurs aussi cyclistes que nationales.



09) Très visibles étaient les cyclos de la République de Californie. Pour eux aussi il y avait une organisation interne. Un stand d’accueil leur permettait de se retrouver et de retrouver leurs affaires. Une organisation parallèle qui a l’avantage de réduire les frais individuels.

10) Et encore un maillot américain, sous la banderole gonflable de Villaines la Juhel. Ici il s’agit d’un New Yorkais qui se rattache à un groupe d’Audax Randonneur. L’appellation des Randonneurs de l’étranger fait souvent appel au terme d’Audax. Par référence au club organisateur : l’Audax Club Parisien.



11) Pas très nombreux les Autrichiens ont marqué leur présence par un maillot qui n’est pas d’une grande beauté et d’une recherche inoubliable. Mais l’intention est là, et le cyclo a sans doute bien « mouillé » ses couleurs.

12) On ne résiste pas à l’occasion de montrer que l’équipement national est bien utile. Voilà un écossais qui rêve sans doute d’une couverture en « tweed ». Mais il se contente du coupe-vent en « gamex ». On ne va pas l’éveiller pour si peu.



13) En rouge et blanc, les Danois roulent très souvent en groupe. Au point d’apparaître en très grand nombre. C’est d’une manière solidaire que ces descendants des Vikings découvrent le charme des petites bourgades de Bretagne.

14) Mais il n’y a pas que les maillots de club qu’on remarque. Prenons à témoin la famille Charrière (Alain, Anne et Guillaume) qui, sous les couleurs du Vélo Club d’Albertville, termine on ne peut mieux groupée son périple. Ici à Nogent le Roi, c’est la dernière étape avant Paris.



15) Venons-en au fameux maillot « officiel ». Il est aussi réussi (tricolore) que significatif (Tour Eiffel et logo) même s’il plonge le cyclo dans l’anonymat. Plus d’un millier de cyclos s’est ainsi noyé dans la masse. Préférence accordée aux couleurs de l’événement plutôt qu’à celles de son club ou de son pays ?

16) Une équipe de joyeux lurons tint à célébrer la fin de PBP en portant les divers maillots attribués au Tour de France. Ici, pour ceux-là, c’était le tour du rond-point de l’arrivée à Guyancourt, devant le stade des Droits de l’Homme. Bel amusement.



17) Un maillot tout à fait inattendu que celui du « Trait d’Union » des Semaines Fédérales FFCT, porté par de jeunes cyclos qui firent aussi Paris-Brest-Paris mais en une dizaine de jours. Ils sont arrivés au milieu du plus grand nombre de cyclos, le vendredi.

18) Une grande organisation comme PBP laisse place à d’autres « maillots » distinctifs. Vous reconnaîtrez votre serviteur avec sa veste du « Cycle », Jean Michel Richefort et Pierre Théobald sous la casaque réservée aux « organisateurs » tandis que Robert Lepertel porte le tee-shirt de l’organisation. Sa manière à lui de marquer qu’il participait, mais en « touriste ».



19) Renonçant à d’autres maillots tout aussi remarquables, nous nous contenterons d’une fine allusion aux cuissards qui ne manquent pas de charme. Celui-ci, luisant comme un sou neuf, va comme un gant à notre cyclote américaine qui vient d’en terminer.

20) Et que voulez-vous de mieux qu’une invitation au bisou de cette cyclote Canadienne ? Une feuille d’érable bien placée. Du charme, en réalité.




Ces maillots, et tous les autres, ont marqué la volonté de ceux qui les portaient à représenter leurs couleurs. Souvent ils ont été le prétexte d’une conversation et presque toujours ils ont impressionné le public. Les cyclos de Paris-Brest-Paris viennent de partout.


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