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RANDONNEE DES CANAUX DE TOURNAI A COMINES AVEC VICTOR CARTON 2014

Exemple de sortie club à thème … près de chez soi

le Samedi 25 Octobre 2014

L’Audax Tournai Victor, qui compte plus de 20 années de pratique cyclotouriste, route et vtt, s’est en amouraché d’un circuit original longeant les canaux sur 125 km. On l’a suivi dans ce périple attrayant.

01) Victor avait fixé rendez-vous, le samedi 25/10 dès 8h30, au bas de la rue Elisabeth qui est sienne, à la limite entre Tournai et Kain, et à l’angle de la chaussée d’Audenarde.

Il s’agissait d’une « sortie club » avec inscription préalable prévoyant un arrêt repas du midi à Comines.



02) Se retrouvèrent ainsi, en fin de saison, 16 Audax Tournai qui savaient que le parcours de la journée serait original mais facile.

Absence de relief puisque longeant systématiquement les fleuves, canaux et rivières dans un aller et retour en boucle de Tournai à Comines.

02x) Ce parcours aurait la particularité de traverser, via Roubaix et Wasquehal, la Métropole lilloise à l’aller et de contourner Courtrai au retour.

Tout cela en 125 km faciles et pittoresques … mais pas dépourvus d’obstacles et de pièges pour vélos de route.



03) Pour les Tournaisiens routinés, cela commence tranquille alors que le jour pointe à peine à la veille du changement d’heure. Victor découvre les joies de son nouveau rôle de « capitaine de route ».

Donc, lui devant et les 15 autres derrière, sur le chemin de halage de la rive droite de l’Escaut.

04) S’il est facile et agréable d’emprunter les chemins de halage, il importe de rouler du bon côté du fleuve ou du canal.

Ainsi sur le parcours du jour franchit-on le Pont Bolus, entre Kain et Ramegnies-Chin pour se retrouver sur la rive gauche de l’Escaut.

Ceci dans un joli « flou artistique », non?!



05) Il fera bon rouler toute la journée.

Mais, au lendemain d’une automnale journée humide, les sentiers seront très salissants.

      CANAL DE L’ESPIERRES

06) Pour relier le fleuve Escaut à la rivière Marque, il faut suivre le canal de l’Espierres qui dessert (ou plutôt desservait) l’industrieuse agglomération roubaisienne.



07) Sur ce canal de faible gabarit, restauré pour le tourisme écologique, les écluses sont actuellement peu actives.

Le décor en est d’autant plus attrayant.

08) Au point que les oies domestiques y disputent l’espace aux vélos qui les empêchent de cacarder et criailler tranquillement.

De quoi se souvenir du texte de Raymond Devos à propos du verbe ouïr (entendre) car les oies ne sont pas sourdes:

"L'oie oit. Elle oit, l'oie ! Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?"



09) Avec un peu d’animation face à la Maison du Canal, entre Leers (F) et Leers-Nord (B) où le bateau touristique le Satcheu patiente à quai.

10) A cet endroit, Victor alerte son monde :

« On va entrer dans l’agglomération roubaisienne.
Alors prudence dans les passages protégés et différents changements de direction ».



11) On le suivra donc vers la ville.

Ceci alors que des panneaux proposent une variété de parcours campagnards conduisant dans la direction opposée.

12) Et aussi alors qu’il ferait bon s’installer comme pêcheur au bord de l’eau.

Nombreux seront les pêcheurs et les joggeurs croisés dans cette randonnée des canaux !



13) A ce moment un Audax de l’aventure se méprend.

Avait-il compris : « En absence de relief, dégonfle les pneus … et roule à plat ! » ?

Première « fuite » du jour.

14) Le restant du groupe, embarqué dans la même galère, patiente.

Avec l’agrément des bons mots dont Arthur n’est pas avare.


      VELOROUTE CANAL DE ROUBAIX


15) La patience a toutefois ses limites.

Surtout quand, du moins le jurait-on, le feu pour piétons et cyclistes est bloqué au rouge !

16) Surprise, la traversée de l’agglomération est balisée pour suivre une (autoproclamée !) Véloroute.

La n° 5 conduit, au moins, jusqu’à Marquette lez Lille.

Soit à 18 km de là, via Croix !



17) S’il suffit ( ?) de suivre ce balisage, il importe de rester vigilant.

Et de se repérer autant que possible dans l’envers du décor.

Ici le quartier de l’Union qui, entre Roubaix et Tourcoing, tarde à se reconvertir.

18) Là, de nouveaux feux de circulation à hauteur du Centre Mercure.

C’est au flair que le guide repère le sentier longeant le canal de Wasquehal prolongeant celui de Roubaix.



19) Canal très proche de la voie rapide mais joliment arboré.

L’impression d’être au milieu de nulle part.

Et certainement pas en ville!

20) Elan à nouveau brisé avec une nouvelle fuite survenue dans la rue du Blanc Seau.

L’occasion pour Victor, qui a déjà repéré le parcours, de prévenir :

« Après un « pont bleu » le sentier est superbe. »



21) Alors partons à la recherche du pont couleur maillot Audax.

Non sans remarquer cette plaque indiquant que l’écrivain roubaisien Maxence Van Der Mersch (+ 1947) a séjourné dans cette villa de Wasquehal.

22) Et non sans franchir, par contournement, de nombreuses barrières comme celle-ci.



23) Parmi les obstacles du parcours voilà le fameux « pont bleu » :

une passerelle au dessus de la voie rapide.

Sa couleur dominante est le fruit d’un bariolage qui n’est pas du meilleur goût !

24) Passerelle digne de la « véloroute » mais pour cyclistes et piétons qui n’ont pas froid aux yeux.

Avec le choix entre une bande lisse à gauche et un long escalier à droite.


      LA MARQUE ET LA DEULE


25) Le canal de Roubaix rejoignant la rivière La Marque laisse le choix de direction.

Victor précise que, délaissant Croix à gauche, sa randonnée file vers la droite :

« A partir d’ici c’est direct jusqu’à Marquette.

Ne manquez pas d’y voir les imposantes ruines des anciens Moulins de Paris. »

26) Cette partie du parcours est franchement superbe.

Et même cossue avec des jardins jouxtant la rivière canalisée.

En été ce serait plus compliqué pour rouler entre les joggeurs et les promeneurs en famille.



27) La possibilité d’accélérer a fait que les vélos n’ont pas pris le temps de contempler les ruines annoncées par Victor.

En revanche la traversée, sur la rive opposée, de Wambrechies en épate plus d’un.


28) Quelques allusions à la spécialité locale qu’est le genièvre complètent l’agrément d’un décor qui a tout d’un port de plaisance.



29) Après quoi la confluence, bien visible sur le chemin latéral, donne une large vue sur les eaux de la Deûle.

Cette rivière canalisée porte un important trafic de péniches passant par Lille avant de rejoindre la Lys.

30) En attendant, la randonnée se poursuit sur une piste latérale bien dégagée mais généralement non revêtue.



31) Regroupement général à Quesnoy sur Deûle, cité qui bénéficie d’une bonne halte nautique.

32) La ville de Quesnoy sur Deûle est située à 12 km au nord-ouest de Lille et à 6 km de la frontière belge.


      LA LYS AVANT COMINES


33) Nouvelle confluence à Deulémont où la Deûle se jette, sans mont apparent (!), dans la Lys.

Venue du Pas de Calais cette rivière matérialise, sur 25 km, la frontière entre la France et la Belgique.

34) Inutile de rappeler que le terrain du jour est plus plat que la main !

D’ailleurs sur les 125 km du parcours le GPS indiquera une dénivellation de 130m.

Soit, en moyenne, 1m par kilomètre.



35) La Lys ayant été, comme les autres rivières, canalisée, le peloton des Audax se retrouve comme « entre deux mers ».

Avec les eaux d’un méandre de l’ancienne Lys à gauche et celles d’une Lys canalisée désormais rectiligne à droite.

36) D’un coup, le peloton quitte les berges de la rivière pour se retrouver au Restaurant La Terrasse à Comines Belgique.

Gunther, cyclo lui-même du club de Comines 59, y accueille les Audax pour le repas du midi.

En l'occurence un fameux couscous, "bon comme là-bas", préparé par Iman.



37) Pose sur le pont de Comines avec la France d’un côté et la Belgique de l’autre.

      DE LA LEIE A L’ESCAUT

38) Au sortir de Comines-Warneton (commune wallonne enclavée) les cyclos restent sur le chemin de halage de la Lys.

Celle-ci, dans sa vallée dite « Leiestreek », s’appelle désormais (en flamand) la Leie.



39) Laquelle Leie va traverser Courtrai (Kortrijk) puis rejoindre l’Escaut à Gand.

Courtrai entrainera un arrêt à l’occasion d’une double crevaison.

Ici fuite prise en charge par des tiers puisque c’est la roue arrière du « photographe » qui est en réparation

40) Et, là, crevaison bienvenue car faisant profiter du Budapark récemment aménagé sur les bords de la Lys (Leie) au cœur de Courtrai.

Remarquable aménagement …



41) Avec ses reposantes statues couchées dans l’herbe.

42) On sort alors de Courtrai en quittant la Leie pour longer le canal de Bossuit qui fait office de plan d’eau pour la navigation sportive.

Les Tournaisiens sont de nouveau en pays de connaissance puisque le canal rejoint l’Escaut à Bossuit, près d’Helchin.



43) Il leur suffit alors de se laisser glisser le long de l’Escaut jusqu’à Tournai.

Ceci au terme d’un beau périple de 125 km qui pourrait devenir une randonnée permanente.

Mission accomplie pour l’Audax Tournai Victor Carton.



Tout l’art du cyclotouriste averti est de trouver une bonne raison de rouler en bonne compagnie.


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