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VOYAGE CHEZ LES GENS - POLOGNE 1985

En Pologne chez Andrzej en 1985

En 1985 la Pologne était encore un pays communiste. Reçu par Andrzej Przeniczka à Varsovie, en compagnie de Jacques Wauquier, de Dunkerque, nous avons roulé vers l’est puis séjourné à Suwalki en vivant chez les gens. Voyage exceptionnel.

Jacques Wauquier était alors le dynamique secrétaire de l’UCNL de Dunkerque mais aussi membre d’Amitiés Franco-Polonaises. Il avait reçu chez lui des « amis » polonais à qui il avait promis de rendre visite. De mon côté j’avais un correspondant cyclotouriste qui apprenait le français en autodidacte tout en parlant Vélo, Solidarité, Mysticisme et Famille…

Mon équipier Jacques se révélant très chaleureux et « débrouillard en langues », le voyage allait être merveilleux.



01) Voyage en avion, vélos dans la soute, pour débarquer à Varsovie, capitale de la Pologne. Nous ne parlons pas le Polonais mais Jacques se débrouille en Allemand et ses amis sont très francophiles, on le verra plus tard.

02) Pour l’instant nous sommes accueillis par Andrzej que je ne connais que de correspondance et qui me déclare : « J’écris souvent en Français… mais c’est la première fois que je le parle ! » Et Andrzej de nous faire comprendre qu’il est venu à vélo pour nous conduire, en trois jours, jusqu’à destination.



03) Il nous escorte dans une Pologne dont le mode de vie nous laisse très circonspects. Sans être misérable, tout nous paraît « vieillot ». Il fait beau mais à la manière du climat continental : la journée d’été se termine par un orage carabiné.

04) Le terrain est plat comme dans presque toute la Pologne sauf en ce qui concerne sa partie sud. Nous allons vers l’Est et franchissons la Vistule, principal fleuve de Pologne qui traverse Varsovie puis se jette dans la Baltique du côté de Gdansk.



05) Bialystok, patrie de Zamenhof inventeur de l'Esperanto, c’est déjà le nord-est de la Pologne, le pays où les bisons dans les réserves témoignent de la faune ancienne. Pour nous c’est surtout « l’herbe de bison », celle qui parfume la vodka, qui donne la force d’atteindre le but. Nous allons séjourner une semaine à Suwalki.

06) De là nous demanderons qu’on nous conduise à la frontière de l’URSS, celle de la Lituanie en l’occurrence. Personne ne voudra qu’on dépasse le panneau qui annonce cette frontière :« Pas question de se faire repérer. Là-bas ils sont sur des miradors à surveiller avec des jumelles ! »



07) Sur la route, Andrzej n’a pas résisté à nous faire visiter un zoo d’ours : « Ces gros nounours nous font surtout penser à nos « frères » libérateurs russes ».- « Frères entre apostrophes », avait-il précisé dans un français ignorant le mot guillemets.

08) A Suwalki nous sommes hébergés par Léokadia qui, veuve depuis peu, vit très à l’étroit et par sa fille Maria qui, future mariée, nous laisse l’appartement qu’on vient de lui attribuer. De tout coeur…



09) Et l’on visite une douzaine de familles qui ont à cœur de nous recevoir avec beaucoup de chaleur. Souvent c’est repas avec tomates et charcuterie. Toujours c’est avec « herbata », le thé. La partie Nord-Est de la Pologne, la Mazurie, ancienne Prusse orientale, est embellie avec ses lacs. En arrière-plan Wigry.

10) Nous avons parcouru la partie la plus rurale de la Pologne. Sur des routes sans doute peu nombreuses mais dans un état tout à fait correct. En réalité ne manquaient alors que les automobiles, mais ce n’est pas nous qui allions nous plaindre !



11) Le bouquet final fut pour la visite, en compagnie de Bojenna, soeur de Maria, de Varsovie, dont le centre est d’autant plus superbe qu’il a été restauré après sa destruction systématique sur ordre d’un Hitler en fureur.

12) Un petit tour en ville nous donne l’occasion d’apprécier le « service » (mais Jacques ne va pas apprécier !) d’un magasin collectif : le vélo nouvellement acquis est livré… sans gonflage ! Et voyez le guidon qui n’est pas remis dans le bon sens. Et pourtant pour ce vélo, très utilisé en Pologne, c’était plus d’un mois de salaire.



13) Le voyage se termine. On reprend l’avion pour Bruxelles. A ce moment on ne sait pas encore qu’on reverra Andrzej en France, qu’on sympathisera avec le président des cyclos polonais et qu’une équipe d’Audax Tournai participera à la Semaine AIT en Pologne…



On nous dit que les choses ont bien changé en Pologne depuis 1985, même si ce n’est pas plus facile qu’avant pour beaucoup de Polonais. Le bon souvenir est toujours intact.


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